L’appel de Jean-Loup Ville

Au terme du voyage au cœur de la forêt avec les pygmées Baka, une question me taraude l’esprit. « Comment utiliser le potentiel culturel des pygmées pour promouvoir leur autopromotion et valoriser le tourisme au Cameroun». On pourrait à l’occasion organiser une « journée de l’arbre » en soutien à ce peuple qui dépend entièrement de la forêt. Aujourd’hui, ils assistent en spectateurs impuissants à la dévastation à grande vitesse de celle-ci, avec les nombreux dommages qui les affectent jour après jour. Je pense à des soirées de spectacles culturels. J’ai remarqué que la danse est l’une des expressions vivantes de la culture des pygmées. Associée aux chants et mimes, ce sont des éléments qui ne laisseront pas indifférents les promoteurs culturels. En somme, les Baka et la forêt sont une véritable destination pour les visiteurs qui aimeraient voir, sentir et toucher les pygmées. Ce que nous avons vu, ils ne sont pas exclusivement de « petite taille », l’architecture de leur case, les plants agro forestiers, les plantes médicinales, tout cela nous ont permis de prendre conscience qu’avec un peu d’encadrement, les jeunes pygmées peuvent s’auto promouvoir et améliorer leurs conditions de vie. On les a vus expliquer avec maitrise leur mode de vie, leur culture, leurs savoir-faire et savoir être. Pour un galop d’essai, l’expérience a été enrichissante. Merci à notre Professeur Mme Mélissa Saadoun qui nous a dirigé vers Build Africa et nous a rassuré que les choses se passeront dans de très bonnes conditions. Je lance ici un appel à tous mes camarades de la Centrale de Paris et à tous les étudiants désireux de découvrir le Cameroun. Le jeu en vaut la chandelle.

Quelques émotions de la visite de Jean-Loup Ville, porte-parole des étudiants de la Centrale de Paris en visite au coeur de la forêt équatoriale