
Ce qui est plus frappant pour nous en ce jour de «la fête de l’eau», c’est ce conflit d’une autre nature entre les pygmées Baka et les populations Bantou du village Mekotto. La paix qui règne dans ce village ne tient plus aujourd’hui qu’à un fil, depuis que le quartier habité par les pygmées s’est vu doté d’un point d’eau potable. Les Baka, très jaloux de cette manne, ont aussitôt mis en place un comité de surveillance. L’une des prescriptions du comité concerne la réglementation des heures de puisée. Le robinet est ouvert le matin de 5 heures 30 minutes à 6 heures, et l’après midi de 16 heures à 17 heures. Les Bantous voient dans ces tranches horaires, une manière pour les Baka de les priver de la ressource.
« C’est notre point d’eau. Que les Bantou aillent se débrouiller ailleurs. Pour une fois que nous pouvons refuser quelque chose aux Bantou, nous ne raterons pas l’occasion. Ils en font un peu trop dans ce village contre nous ». Ainsi s’exprime le chef du quartier, responsable du comité de surveillance. De l’avis des Bantou, l’attitude des Baka est condamnable. A ce jour, le dialogue entre les deux communautés pour tenter de trouver une solution à ce problème n’a accouché que d’une souris. Les Baka sont fermes sur leurs positions.
Builld Africa doit aborder avec beaucoup de sérieux cette question d’eau dans les villages Baka.

La gestion de ce point d’eau est source de conflits dans ce village. Build Africa doit renforcer le dialogue intercommunautaire entre Baka et Bantou.

Build Africa doit accorder une place de choix au dialogue intercommunautaire pour venir à bout de beaucoup de conflits entre Baka et Bantou.
